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Études chirurgien orthopédiste :
métier, études et salaire
Études chirurgien
orthopédiste
- Mis à jour le 15/05/2026
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Présentation du métier de
chirurgien orthopédiste
Le chirurgien orthopédiste est le médecin spécialiste de l’appareil locomoteur. Il diagnostique et traite les pathologies des os, articulations, muscles, tendons et ligaments, qu’il s’agisse de traumatismes (fractures, ruptures ligamentaires, luxations) ou de maladies chroniques comme l’arthrose ou les déformations osseuses. Très polyvalent, le chirurgien orthopédiste intervient aussi bien en chirurgie du sport, en traumatologie qu’en pose de prothèses articulaires.
Sommaire
- Chirurgien orthopédiste
Études pour devenir
chirurgien orthopédiste
- PASS ou LAS : 1 an, suivi d'une sélection pour accéder à la 2ème année de médecine
- 2ème et 3ème année (DFGSM) : enseignements fondamentaux en sciences biomédicales
- 4, 5 et 6ème année (DFASM) : externat, premiers stages cliniques en milieu hospitalier
- EDN : concours national de fin de 6ème année déterminant le classement, la spécialité et la ville d’internat
- Internat en orthopédie-traumatologie : 5 ans de spécialisation avec stages en traumatologie, chirurgie du sport, chirurgie du rachis, chirurgie de la main, chirurgie prothétique et orthopédie pédiatrique
- Thèse de médecine : soutenue en fin d'internat pour obtenir le titre de Docteur en médecine et le DES d’Orthopédie-Traumatologie
- Nous avons rédigé une page détaillée sur les études de médecine, n'hésitez pas à vous y référer pour avoir plus d'informations
- Chirurgien orthopédiste
Missions du
chirurgien orthopédiste
- La consultation et le diagnostic. Avant toute intervention, le chirurgien orthopédiste reçoit le patient en consultation. Il analyse les symptômes, réalise un examen clinique précis de l'appareil locomoteur et prescrit les examens d'imagerie nécessaires. Sur la base de ces données, il pose un diagnostic, explique les options thérapeutiques disponibles et recueille le consentement éclairé du patient avant toute décision opératoire.
- La chirurgie traumatologique. Une large part de l'activité orthopédique est consacrée aux traumatismes : fractures du col du fémur, fractures du poignet, ruptures tendineuses, luxations d'épaule, traumatismes du genou chez le sportif. Le chirurgien orthopédiste doit être disponible pour les urgences traumatologiques, qui surviennent à toute heure, notamment après des accidents de la route, des chutes ou des accidents sportifs.
- La chirurgie prothétique. La pose de prothèses articulaires est l'un des actes les plus fréquents et les plus emblématiques de l'orthopédie. Prothèse totale de hanche, prothèse totale de genou, prothèse d'épaule : ces interventions permettent de redonner mobilité et qualité de vie à des patients souffrant d'arthrose sévère. Leur volume augmente chaque année avec le vieillissement de la population, faisant de la chirurgie prothétique un pilier économique de la spécialité.
- La chirurgie du rachis. Le chirurgien orthopédiste spécialisé en chirurgie vertébrale traite les hernies discales, les sténoses du canal lombaire, les déformations rachidiennes (scoliose, cyphose) et les fractures vertébrales. C'est l'une des sous-spécialités les plus techniques et les plus demandées, en fort développement avec les nouvelles techniques mini-invasives et la chirurgie robot-assistée.
- La chirurgie sportive et arthroscopique. L'arthroscopie est une technique chirurgicale mini-invasive qui permet d'opérer les articulations (genou, épaule, cheville, hanche) par de petites incisions, avec une caméra et des instruments miniaturisés. Elle est utilisée pour réparer les ligaments croisés, les ménisques, les tendons de la coiffe des rotateurs et de nombreuses autres lésions sportives. L'essor du sport à tous les niveaux a considérablement augmenté la demande dans ce domaine.
- La chirurgie pédiatrique orthopédique. Certains chirurgiens orthopédistes se spécialisent dans la prise en charge des pathologies osseuses de l'enfant : scolioses évolutives, pieds bots, dysplasies de hanche, maladies osseuses constitutionnelles. Cette sous-spécialité requiert une approche adaptée à la croissance et une expertise spécifique en chirurgie de l'enfant.
- La consultation post-opératoire et la réadaptation. Le chirurgien orthopédiste assure le suivi post-opératoire de ses patients : contrôle de la cicatrisation, des résultats radiologiques, de la récupération fonctionnelle. Il travaille en étroite collaboration avec les kinésithérapeutes, les médecins de médecine physique et réadaptation (MPR) et les orthoprothésistes pour accompagner les patients dans leur rééducation.
- Chirurgien orthopédiste
Compétences du
chirurgien orthopédiste
- Dextérité manuelle et précision chirurgicale. La chirurgie orthopédique est une spécialité technique qui demande une grande précision du geste : poser un implant au millimètre près, visser une plaque d'ostéosynthèse sans léser les structures voisines, réaliser une arthroscopie dans un espace articulaire de quelques millimètres. Cette dextérité se développe progressivement au fil des cinq années d'internat, par la pratique répétée sous supervision.
- Résistance physique et endurance. Les interventions chirurgicales orthopédiques sont souvent longues. Le chirurgien orthopédiste opère souvent en position debout, en tenue stérile, avec des contraintes posturales importantes. Une bonne condition physique est indispensable pour tenir dans la durée sans perdre en précision.
- Sang-froid et réactivité. Les urgences traumatologiques peuvent survenir à tout moment, y compris en pleine nuit. Un polytraumatisé de la route avec plusieurs fractures ouvertes nécessite une prise en charge immédiate, coordonnée avec les anesthésistes, les urgentistes et les chirurgiens d'autres spécialités. La capacité à agir rapidement et efficacement sous pression est une exigence permanente du métier.
- Curiosité technologique et formation continue. L'orthopédie est l'une des spécialités chirurgicales qui évolue le plus vite sur le plan technologique : nouvelles générations de prothèses, chirurgie robot-assistée, navigation chirurgicale, impression 3D d'implants sur mesure, réalité augmentée au bloc opératoire. Le chirurgien orthopédiste doit se former en permanence pour rester à la pointe des techniques et offrir à ses patients les meilleures options thérapeutiques.
- Communication et relation avec le patient. Le chirurgien orthopédiste reçoit souvent des patients très anxieux avant une opération majeure, ou découragés après un traumatisme grave. La capacité à expliquer clairement l'intervention, à rassurer sur les suites opératoires et à accompagner le patient dans sa récupération est une dimension essentielle du métier, souvent sous-estimée par les étudiants attirés avant tout par l'aspect technique.
- Travail en équipe et leadership au bloc. Le bloc opératoire est un environnement collectif où le chirurgien coordonne une équipe composée d'anesthésistes, d'infirmiers de bloc, d'instrumentistes et d'aides soignants. La qualité du leadership, la clarté des instructions et la gestion des situations imprévues pendant l'intervention sont des compétences organisationnelles et humaines indispensables.
- Chirurgien orthopédiste
Salaire du
chirurgien orthopédiste
Étape de carrière | Statut | Net / mois | Net / an |
|---|---|---|---|
Interne 1ère année | Salarié | 1 400 à 1 600€
| 16 800 à 19 200€
|
Interne 4 et 5ème année + gardes | Salarié | 2 400 à 3 000€ | 28 800 à 36 000€ |
Assistant / chef de clinique | Salarié | 3 500 à 5 000€ | 42 000 à 60 000€ |
PH débutant secteur public | Salarié | 3 500 à 4 600€ | 42 000 à 55 000€ |
PH confirmé (5/10ans) + gardes | Salarié | 5 500 à 7 500€ | 66 000 à 90 000€ |
PH senior secteur public | Salarié | 7 000 à 9 500€ | 84 000 à 114 000€ |
Chirurgien orthopédiste clinique privée | Mixte | 8 000 à 12 000€ | 96 000 à 144 000€ |
Chirurgien orthopédiste établi | Libéral | 10 000 à 18 000€+ | 120 000 à 216 000€+ |
- Sources : grille indiciaire PH 2025, DREES, JoberGroup (2026), 1001interims.com (2025), estimsalaire.com (2025). Montants nets avant impôt sur le revenu. Les revenus libéraux sont des BNC après déduction des charges professionnelles, qui représentent en moyenne 40 à 55 % du chiffre d'affaires brut en chirurgie.
- Plusieurs facteurs expliquent les écarts de rémunération. La chirurgie orthopédique se situe généralement entre 110 000 et 160 000 euros bruts annuels, du fait du volume élevé d'interventions et des prothèses complexes. Le secteur conventionnel joue un rôle déterminant : les chirurgiens orthopédistes en secteur 2 peuvent pratiquer des dépassements d'honoraires significatifs sur les actes prothétiques et arthroscopiques, ce qui multiplie parfois par deux ou trois les revenus par rapport au secteur 1. La surspécialisation est également un levier majeur : la chirurgie rachidienne, la reconstruction ligamentaire du sportif de haut niveau et la chirurgie prothétique de reprise sont des domaines d'excellence qui valorisent fortement le profil et la réputation du praticien. Enfin, les gardes traumatologiques, particulièrement fréquentes et bien indemnisées, constituent un complément de revenu substantiel en début de carrière hospitalière.
- Chirurgien orthopédiste
Débouchés
professionnels
- Les services d'orthopédie et traumatologie hospitaliers. C'est le terrain d'exercice principal pour les jeunes chirurgiens qui sortent d'internat. Les postes de Praticien Hospitalier offrent sécurité de l'emploi, accès aux cas les plus complexes, participation à la formation des internes et possibilité de développer des activités de recherche clinique.
- Les cliniques privées et l'exercice libéral. Une proportion importante de chirurgiens orthopédistes choisit d'exercer en clinique privée, souvent en association avec d'autres confrères. Les revenus y sont nettement supérieurs au secteur public, au prix d'une plus grande implication entrepreneuriale.
- L'exercice mixte. De plus en plus répandu, l'exercice mixte consiste à combiner une activité hospitalière publique à temps partiel et une activité en clinique privée. Ce modèle permet de cumuler la sécurité et la diversité clinique du secteur public avec les revenus et la flexibilité du privé.
- La surspécialisation. Après quelques années d'exercice généraliste en orthopédie, la grande majorité des chirurgiens choisissent de se surspécialiser. Cette surspécialisation se fait par des fellowships (stages de formation post-internat dans des centres de référence, souvent à l'étranger), des DU ou des DIU complémentaires.
- La chirurgie robot-assistée et les nouvelles technologies. L'orthopédie est à l'avant-garde de l'intégration des nouvelles technologies en chirurgie : robots chirurgicaux (Mako, ROSA), navigation per-opératoire, implants sur mesure fabriqués par impression 3D, réalité augmentée au bloc. Les chirurgiens qui investissent dans ces formations complémentaires se positionnent comme référents dans leur établissement et dans leur région.
- L'enseignement et la recherche. Dans les CHU, les chirurgiens orthopédistes peuvent accéder aux statuts hospitalo-universitaires, combinant soins, enseignement aux futurs médecins et recherche clinique. La SOFCOT (Société Française de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique) est la société savante de référence de la spécialité, qui organise chaque année un congrès national réunissant plusieurs milliers de praticiens.
- Les missions humanitaires et la coopération internationale. Des organisations comme Orthopédistes Sans Frontières interviennent dans des pays à ressources limitées pour opérer des patients souffrant de déformations osseuses, de fractures non traitées ou de pathologies orthopédiques négligées. Ces missions peuvent se réaliser en complément d'une activité principale en France.
- La chirurgie orthopédique fait partie des spécialités chirurgicales les plus demandées en France. Le vieillissement de la population, l’augmentation des pathologies articulaires liées à l’arthrose et la forte pratique sportive soutiennent durablement les besoins en soins orthopédiques sur l’ensemble du territoire. Les chirurgiens orthopédistes bénéficient ainsi d’importantes opportunités d’installation, aussi bien à l’hôpital qu’en clinique privée, avec une activité soutenue dans des domaines variés comme la traumatologie, la chirurgie du sport ou la pose de prothèses articulaires.
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FAQ : sur les études de
chirurgie orthopédique
Combien d'années faut-il pour devenir chirurgien orthopédiste ?
Il faut au minimum 11 ans d’études après le baccalauréat : 1 an de PASS ou LAS, 5 ans de 1er et 2ème cycles à la Faculté de Médecine, puis 5 ans d’internat en orthopédie-traumatologie (incluant une année d’assistanat). La thèse de Docteur en Médecine est soutenue à l’issue de l’internat. Un fellowship post-internat d’un à deux ans dans un centre de référence peut s’ajouter pour les profils visant une surspécialisation ou une carrière hospitalo-universitaire.
Quel est le salaire d'un chirurgien orthopédiste débutant ?
Peut-on se surspécialiser en orthopédie après l'internat ?
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