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Études gastro-entérologue :
métier, études et salaire
Études
gastro-entérologue
- Mis à jour le 28/05/2026
Spécialiste du tube digestif et du foie, le gastro-entérologue prend en charge les maladies digestives et réalise des examens comme les endoscopies. Découvrez les études, les missions du métier et les salaires en hépato-gastro-entérologie.
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Présentation du métier de
gastro-entérologue
Le gastro-entérologue est le médecin spécialiste du tube digestif et des organes qui lui sont associés. Son champ d’exercice couvre l’ensemble de l’appareil digestif : oesophage, estomac, intestin grêle, côlon, rectum, mais aussi le foie, le pancréas, les voies biliaires et la vésicule biliaire. La spécialité porte officiellement le nom d’hépato-gastro-entérologie, reflétant cette double compétence digestive et hépatologique.
Le gastro-entérologue prend en charge des pathologies très variées, aussi bien fonctionnelles que organiques, bénignes que malignes. Il est aussi le médecin du dépistage organisé du cancer colorectal, l’un des cancers les plus fréquents en France.
Sommaire
- Gastro-entérologue
Études pour devenir
gastro-entérologue
- PASS ou LAS : 1 an, suivi d'une sélection pour accéder à la 2ème année de médecine
- 2ème et 3ème année (DFGSM) : enseignements fondamentaux en sciences biomédicales
- 4, 5 et 6ème année (DFASM) : externat, premiers stages cliniques en milieu hospitalier
- EDN : concours national de fin de 6ème année déterminant le classement, la spécialité et la ville d’internat
- Internat en hépato-gastro-entérologie : 5 ans de spécialisation avec stages en gastro-entérologie, hépatologie, oncologie digestive, médecine interne et endoscopie diagnostique et thérapeutique
- Thèse de médecine : soutenue en fin d'internat pour obtenir le titre de Docteur en médecine et le DES d’Hépato-Gastro-Entérologie
- Nous avons rédigé une page détaillée sur les études de médecine, n'hésitez pas à vous y référer pour avoir plus d'informations
- Gastro-entérologue
Missions du
gastro-entérologue
- La consultation et le diagnostic digestif. Le gastro-entérologue reçoit des patients adressés par leur médecin traitant pour l'exploration de symptômes digestifs. Il réalise un interrogatoire précis, un examen clinique et prescrit les examens complémentaires nécessaires.
- L'endoscopie digestive. C'est la compétence technique emblématique de la spécialité. Le gastro-entérologue réalise des fibroscopies et des coloscopies pour explorer le tube digestif, détecter des lésions, effectuer des biopsies et réaliser certains gestes thérapeutiques.
- Le dépistage et la prévention des cancers digestifs. Le cancer colorectal est le troisième cancer le plus fréquent en France. Le gastro-entérologue joue un rôle central dans le dépistage organisé et opportuniste de ce cancer, via la coloscopie. Il dépiste également les cancers de l'oesophage, de l'estomac, du foie et du pancréas, et assure le suivi des patients à risque élevé.
- La prise en charge des maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI). Le gastro-entérologue suit des patients atteints de maladie de Crohn ou de rectocolite hémorragique, adapte les traitements et surveille l’évolution de ces maladies chroniques.
- L'hépatologie. La prise en charge des maladies du foie est une composante importante de la spécialité : hépatites virales B et C, stéatohépatite non alcoolique (NASH) liée à l'obésité, cirrhose et ses complications, cancer primitif du foie. L'hépatologie constitue pour certains gastro-entérologues une surspécialisation à part entière.
- La gastro-entérologie interventionnelle. Certains gastro-entérologues réalisent des techniques endoscopiques avancées comme l’échoendoscopie, la CPRE ou la résection de lésions digestives superficielles.
- Les urgences digestives. Le gastro-entérologue prend en charge des situations graves comme les hémorragies digestives, les occlusions intestinales ou les hépatites sévères, nécessitant parfois une endoscopie thérapeutique en urgence.
- Gastro-entérologue
Compétences du
gastro-entérologue
- Dextérité manuelle et maîtrise de l'endoscopie. Manipuler un endoscope avec précision dans un tube digestif, orienter la caméra vers une lésion, réaliser une biopsie ou une polypectomie sans traumatiser les parois : ces gestes demandent une coordination main-oeil et une dextérité fine qui font partie intégrante de la formation spécialisée.
- Rigueur diagnostique et connaissance de la physiopathologie digestive. Le gastro-entérologue doit savoir identifier des maladies digestives parfois complexes ou peu spécifiques et distinguer les pathologies bénignes des maladies graves.
- Patience et accompagnement des maladies chroniques. La gastro-entérologie est une spécialité à forte composante de suivi. Cette continuité de la relation thérapeutique impose une capacité à construire une relation de confiance durable, à adapter les traitements dans le temps et à maintenir la motivation du patient sur la durée.
- Gestion du stress et des urgences endoscopiques. Une hémorragie digestive haute sur varices oesophagiennes est une urgence vitale qui nécessite une intervention endoscopique immédiate, souvent en pleine nuit. Le gastro-entérologue doit être capable d'agir rapidement et efficacement sous pression, en coordonnant une équipe de bloc et en prenant les bonnes décisions thérapeutiques dans l'urgence.
- Curiosité scientifique et formation continue. La gastro-entérologie évolue rapidement. Le gastro-entérologue doit se former en permanence pour rester à la pointe des pratiques.
- Capacité à travailler en équipe pluridisciplinaire. La prise en charge des cancers digestifs, des MICI sévères ou des cirrhoses avancées nécessite une coordination entre gastro-entérologues, chirurgiens digestifs, oncologues, radiologues, anatomopathologistes, nutritionnistes et médecins de soins palliatifs.
- Gastro-entérologue
Salaire du
gastro-entérologue
La gastro-entérologie est l’une des spécialités médicales les mieux rémunérées en France, notamment grâce à la forte proportion d’actes techniques endoscopiques dans l’activité. En 2025, le revenu annuel brut moyen d’un gastro-entérologue en France est estimé à
181 884 euros, avec des écarts significatifs selon le mode d’exercice.
Étape de carrière | Statut | Net / mois | Net / an |
|---|---|---|---|
Interne 1ère année | Salarié | 1 400 à 1 600€
| 16 800 à 19 200€
|
Interne 4 et 5ème année + gardes | Salarié | 2 200 à 2 800€ | 26 400 à 33 600€ |
Assistant / chef de clinique | Salarié | 3 000 à 4 500€ | 36 000 à 54 000€ |
PH débutant secteur public | Salarié | 3 500 à 4 600€ | 42 000 à 55 000€ |
PH confirmé (5/10ans) + gardes | Salarié | 5 000 à 7 000€ | 60 000 à 84 000€ |
PH senior + responsabilités | Salarié | 7 000 à 9 500€ | 84 000 à 114 000€ |
Gastro-entérologue débutant | Libéral | 4 000 à 6 000€ | 48 000 à 72 000€ |
Gastro-entérologue établi | Libéral | 7 000 à 10 000€ | 84 000 à 120 000€ |
Gastro-entérologue senior | Libéral | 10 000 à 18 000€+ | 120 000 à 216 000€+ |
- Sources : L'Essentiel de l'Éco (décembre 2025), Indeed France (salaire moyen 104 435 €/an), Jobijoba (7 000 € nets mensuels en cours de carrière), grille indiciaire PH 2025. Montants nets avant impôt sur le revenu. Les revenus libéraux sont des BNC après déduction des charges professionnelles.
- Plusieurs facteurs expliquent les écarts de rémunération. La gastro-entérologie se distingue par une forte proportion d'actes techniques. Ces actes, plus rémunérateurs que les consultations simples, permettent d'augmenter sensiblement le chiffre d'affaires. Le secteur conventionnel joue également un rôle important : les gastro-entérologues en secteur 2 peuvent pratiquer des dépassements d'honoraires sur leurs consultations et leurs actes, ce qui augmente significativement les revenus en libéral. Enfin, la surspécialisation en gastro-entérologie interventionnelle ou en hépatologie avancée ouvre l'accès à des actes particulièrement bien valorisés.
- Gastro-entérologue
Débouchés
professionnels
- Les services d'hépato-gastro-entérologie hospitaliers. Les postes de Praticien Hospitalier offrent sécurité de l'emploi, accès aux cas les plus complexes et possibilité de mener des activités d'enseignement et de recherche.
- Le cabinet libéral et les centres d'endoscopie. Une proportion importante de gastro-entérologues exerce en libéral, souvent au sein de cabinets de groupe ou de centres d'endoscopie privés. L'exercice libéral permet une organisation autonome du travail et des revenus potentiellement très élevés, au prix d'un investissement initial dans le matériel endoscopique.
- L'exercice mixte. L'association d'une activité hospitalière à temps partiel et d'une consultation libérale est particulièrement répandue en gastro-entérologie. Ce modèle optimise à la fois la diversité des cas cliniques, l'accès au plateau technique hospitalier et le niveau de rémunération.
- L'oncologie digestive. Les gastro-entérologues spécialisés en oncologie digestive jouent un rôle central dans les réunions de concertation pluridisciplinaire (RCP) et dans le suivi des patients sous chimiothérapie ou immunothérapie.
- L'hépatologie et la transplantation hépatique. Certains gastro-entérologues choisissent de se surspécialiser en hépatologie, notamment dans les CHU qui disposent de programmes de transplantation hépatique. La prise en charge de la cirrhose avancée, de l'hépatite fulminante et du carcinome hépatocellulaire est l'une des activités les plus complexes et les plus valorisantes de la spécialité.
- La gastro-entérologie pédiatrique. En lien avec les pédiatres, certains gastro-entérologues prennent en charge les pathologies digestives de l'enfant : MICI pédiatriques, maladies coeliaques, constipations sévères, douleurs abdominales chroniques. Cette sous-spécialité requiert une formation complémentaire et une approche adaptée aux jeunes patients.
- L'enseignement et la recherche. Dans les CHU, les gastro-entérologues peuvent accéder aux statuts hospitalo-universitaires, combinant soins, enseignement aux futurs médecins et recherche clinique dans des domaines en plein essor : microbiome intestinal, thérapies ciblées dans les cancers digestifs, nouvelles biothérapies dans les MICI, intelligence artificielle appliquée à l'endoscopie.
- La gastro-entérologie fait partie des spécialités médicales dont les besoins augmentent structurellement. Le vieillissement de la population multiplie les cancers digestifs et les maladies chroniques du foie, l'épidémie d'obésité génère une forte demande en hépatologie de la NASH, et le programme de dépistage organisé du cancer colorectal augmente chaque année le nombre de coloscopies prescrites.
- Gastro-entérologue
FAQ : sur les études
de gastro-entérologie
Combien d'années faut-il pour devenir gastro-entérologue ?
Il faut au minimum 11 ans d’études après le baccalauréat : 1 an de PASS ou LAS, 5 ans de 1er et 2ème cycles à la Faculté de Médecine, puis 5 ans d’internat en hépato-gastro-entérologie. La thèse de Docteur en Médecine est soutenue à l’issue de l’internat. En cas de Formation Spécialisée Transversale (FST), l’internat peut être porté à 6 ans.
Quel est le salaire d'un gastro-entérologue débutant ?
Un gastro-entérologue débutant en poste d’assistant dans le secteur public perçoit entre 3 000 et 4 500 euros nets par mois avant impôt. En Praticien Hospitalier (échelon 1), la rémunération démarre autour de 3 500 euros nets. En libéral, les premiers revenus dépendent du temps nécessaire à constituer une patientèle et à acquérir un équipement endoscopique, mais progressent rapidement avec l’ancienneté et le volume d’activité.
Le gastro-entérologue fait-il de la chirurgie ?
Non. Le gastro-entérologue est un médecin non chirurgien. Il réalise des actes endoscopiques qui peuvent avoir un caractère thérapeutique (polypectomie, hémostase, dilatation), mais les interventions chirurgicales sur le tube digestif sont réservées au chirurgien digestif. Les deux spécialistes travaillent en étroite collaboration, notamment pour la prise en charge des cancers digestifs et des complications des MICI.
Peut-on se surspécialiser en gastro-entérologie après l'internat ?
Oui. Des FST sont accessibles durant l’internat, notamment en oncologie. Après la thèse, des DU et DIU permettent de se former en échoendoscopie, en gastro-entérologie interventionnelle avancée, en hépatologie, en gastro-entérologie pédiatrique ou en nutrition clinique. Ces surspécialisations enrichissent la pratique, valorisent le profil et permettent d’accéder à des actes techniques mieux valorisés.
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