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Classement EDN :
quelles spécialités médicales
sont les plus demandées en 2026 ?
Classement EDN 2026 :
les spécialités
les plus demandées
- Mis à jour le
- Publié par Eve GUYOT
Accueil Blog Études de Santé Classement EDN 2026 : les spécialités les plus demandées
Dermatologie, chirurgie plastique, ophtalmologie… certaines spécialités médicales attirent particulièrement les futurs internes. Les affectations de septembre 2026 permettent d’observer les choix de la nouvelle promotion et d’identifier les disciplines qui se remplissent le plus vite.
- Mais parler de « classement EDN » peut prêter à confusion. Depuis la réforme du deuxième cycle, le système ne fonctionne plus comme les anciennes ECN et leur classement national unique déterminant l’ordre de choix. Les connaissances, les compétences cliniques et le parcours interviennent désormais dans une procédure d’appariement plus complexe.
- Précision de calendrier : les données de cet article concernent la campagne d’affectation 2026-2027, déjà achevée, et non les EDN du 12 au 15 octobre 2026, qui ouvrent l’accès au troisième cycle pour 2027-2028.
- Pour un lycéen, un étudiant de première année ou un parent, ces résultats offrent surtout l’occasion de regarder plus loin dans le cursus : quelles spécialités attirent les étudiants, comment sont-elles attribuées et que signifie réellement leur attractivité ?
Sommaire
Quelles spécialités médicales apparaissent les plus demandées en 2026 ?
À première vue, il suffirait de regarder jusqu’à quel rang une spécialité reste accessible pour identifier les plus recherchées. L’indicateur est intéressant, mais il demande des précautions.
Dermatologie, chirurgie plastique et ophtalmologie ferment tôt
- La plateforme RÉFOUA publie les rangs limites de la campagne 2026 en indiquant restituer les données d’affectation du Centre national de gestion. Plusieurs spécialités présentent cette année des rangs limites très précoces.
- Parmi les premières à fermer figurent :
- la dermatologie et vénéréologie, avec un dernier rang publié à 1 379,
- la chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique à 1 759,
- l’ophtalmologie à 1 895,
- la chirurgie maxillo-faciale à 2 428,
- l’ORL et chirurgie cervico-faciale à 2 732.
- l’anesthésie-réanimation apparaît à 3 073
- et la médecine cardiovasculaire à 3 725.
- Ces chiffres montrent à quel moment les postes cessent d’être disponibles. Ils ne doivent toutefois pas être lus comme sept positions dans une seule file nationale : depuis la réforme, les candidats disposent de positionnements relatifs dans différents groupes de spécialités, avec des pondérations propres à chaque groupe. Il s’agit donc d’un indicateur d’attractivité, et non d’un classement officiel qui dirait qu’une spécialité est « meilleure » qu’une autre.
Les résultats 2025 confirment plusieurs tendances
- Pour prendre du recul, l’analyse de L’Étudiant sur la campagne 2025 est intéressante : elle croise six critères, dont la présence des étudiants parmi les 100 et les 1 000 premiers de leur groupe, les rangs du premier et du dernier admis, le rang moyen et le taux de remplissage.
- Sur les 8 738 affectations étudiées, la chirurgie plastique arrivait en tête, devant la chirurgie maxillo-faciale et la dermatologie. Les maladies infectieuses et tropicales, l’ophtalmologie, l’anesthésie-réanimation et la médecine cardiovasculaire figuraient également parmi les spécialités les plus attractives.
- Cette méthode apprécie mieux l’attractivité globale d’une discipline qu’un rang limite isolé. Surtout, les spécialités communes aux données 2025 et 2026 suggèrent une continuité dans les préférences des futurs internes.
Pourquoi le classement EDN ne fonctionne plus comme les anciennes ECN ?
L’image reste très présente : un classement national, le premier choisit son poste, puis le deuxième, puis le troisième. Elle correspond aux anciennes ECN bien plus qu’au système actuel.
EDN, ECOS et parcours interviennent ensemble
- Les EDN, ou épreuves dématérialisées nationales, évaluent les connaissances acquises pendant le deuxième cycle. Les ECOS, ou examens cliniques objectifs structurés, évaluent plutôt la capacité à mobiliser ses compétences face à des situations cliniques standardisées.
- À ces deux composantes s’ajoute la valorisation du parcours de formation. Pour la procédure nationale d’appariement, la réglementation fixe leur poids respectif à 60 % pour les connaissances, 30 % pour les compétences et 10 % pour le parcours.
- Le choix de l’internat ne dépend donc plus uniquement des connaissances théoriques, mais aussi des compétences cliniques et de certains éléments du parcours.
Un même étudiant possède plusieurs positionnements relatifs
- Autre changement majeur : les résultats ne sont pas utilisés de la même manière pour toutes les spécialités.
- Certaines connaissances de rang B et certaines compétences évaluées aux ECOS font l’objet de pondérations adaptées aux différents groupes de diplômes d’études spécialisées. Chaque étudiant connaît ainsi son positionnement relatif par rapport aux autres candidats dans les groupes concernés.
- Dire simplement « je suis 1 500ème aux EDN » ne signifie donc plus exactement la même chose qu’être 1 500ème aux anciennes ECN.
- Vient ensuite l’appariement : l’étudiant classe des vœux associant une spécialité et une subdivision territoriale, et la procédure met en relation ses préférences, les postes disponibles et ses résultats pondérés.
Pourquoi certaines spécialités ferment-elles beaucoup plus tôt que d’autres ?
Voir la dermatologie fermer très tôt alors que la médecine générale reste accessible bien plus loin pourrait laisser croire qu’il suffit de comparer les rangs pour mesurer l’intérêt des étudiants. Le nombre de places change pourtant considérablement la lecture.
Le nombre de postes influence fortement le rang limite
- Pour l’année universitaire 2026-2027, 10 260 postes d’internes ont été ouverts en France, contre 8 919 l’année précédente. Cela représente une hausse de 15 % en un an.
- La médecine générale représente à elle seule 4 070 postes, soit près de 40 % du total. La dermatologie compte quant à elle 130 postes.
- Une discipline disposant de plusieurs milliers de places reste donc naturellement accessible bien plus longtemps qu’une spécialité d’une centaine de postes, même si elle attire elle aussi de nombreux candidats.
- Le rang auquel une spécialité ferme dépend ainsi au minimum de trois éléments : les préférences des étudiants, le nombre de postes ouverts et leur répartition géographique.
Les préférences des étudiants ne sont pas les besoins du système de santé
- La répartition des postes répond également à une politique de formation médicale. En 2026, le ministère a notamment augmenté les capacités en psychiatrie, médecine d’urgence, pédiatrie, gériatrie, anesthésie-réanimation ou médecine cardiovasculaire.
- La psychiatrie dispose ainsi de 665 postes, la médecine d’urgence de 545 et la pédiatrie de 468. Ces augmentations répondent aux tensions démographiques et aux besoins sanitaires identifiés.
- Il faut donc distinguer deux questions : quelles spécialités attirent particulièrement les étudiants ? et dans quelles spécialités la France cherche-t-elle à former davantage de médecins ? Les réponses ne coïncident pas nécessairement.
- Les raisons individuelles des choix sont elles aussi difficiles à déduire d’un classement : intérêt pour la discipline, stages vécus pendant l’externat, type d’exercice, conditions de travail ou préférences géographiques. Les affectations montrent les décisions finales, beaucoup moins les motivations.
À Saint-Étienne, choisir sa spécialité signifie aussi choisir une ville
La situation stéphanoise rend le système plus concret. Lors de l’appariement, demander « ophtalmologie à Saint-Étienne » et « ophtalmologie à Lyon » correspond à deux vœux différents.
Plus de 200 postes ouverts dans la subdivision de Saint-Étienne
- L’arrêté officiel du 4 août 2026 prévoit 206 postes hors contrat d’engagement de service public (CESP) dans la subdivision de Saint-Étienne pour l’année universitaire 2026-2027.
- Les volumes varient fortement selon les disciplines. La médecine générale compte par exemple 85 postes hors CESP, tandis que la dermatologie et l’ophtalmologie en comptent chacune cinq. La pédiatrie dispose de dix postes, tout comme l’anesthésie-réanimation.
- Cette répartition rappelle pourquoi le nombre de places doit toujours accompagner la lecture d’un rang limite.
- Les données publiées après les affectations montrent par ailleurs que les postes stéphanois de dermatologie ont été attribués relativement tôt. Il serait trompeur d’en faire un « rang à atteindre » pour les promotions suivantes : le résultat dépend des choix de chaque promotion et des postes ouverts cette année-là.
Étudier à Saint-Étienne ne signifie pas y effectuer son internat
- Cette dimension géographique est importante pour un étudiant qui commence aujourd’hui médecine à Saint-Étienne. Son université d’origine ne l’oblige pas à rester dans la même subdivision lorsqu’il accédera au troisième cycle.
- Ses vœux pourront concerner différentes villes et, de la même manière, des étudiants venus d’ailleurs pourront demander un poste à Saint-Étienne.
- Le choix de l’internat associe donc deux décisions étroitement liées : quelle spécialité souhaite-t-on exercer et où souhaite-t-on poursuivre sa formation ?
Que signifient ces classements quand on débute médecine ?
Pour un étudiant de première année, l’internat semble encore très éloigné ; pour un lycéen, davantage encore. Observer les spécialités les plus attractives reste intéressant, à condition de ne pas en faire un nouvel objectif de classement.
La première année ne décide pas du futur DES
- D’excellents résultats en première année permettent de franchir une étape essentielle du cursus. Ils ne réservent pas une place en dermatologie, en cardiologie ou en chirurgie plusieurs années plus tard.
- Entre l’entrée en médecine et l’internat, l’étudiant va découvrir de nouvelles disciplines, poursuivre son cursus et surtout multiplier les expériences cliniques. Son projet professionnel peut évoluer profondément.
- Un lycéen convaincu de vouloir devenir chirurgien peut découvrir quelques années plus tard une spécialité qu’il connaissait à peine. À l’inverse, une discipline séduisante de l’extérieur peut décevoir une fois son exercice découvert concrètement.
- Pour un lycéen qui réfléchit aujourd’hui à son orientation, l’enjeu immédiat reste donc plutôt de comprendre les différences entre PASS, LAS et LAS SPS à Saint-Étienne afin de choisir une voie adaptée à son profil avant de penser à une spécialité qui ne sera décidée que plusieurs années plus tard.
- Dans ce contexte, certaines structures comme BIOMEDAL peuvent aussi aider les lycéens et les étudiants à mieux comprendre ces différentes voies et à structurer leur préparation à la première année, sans préjuger du choix de spécialité qui viendra bien plus tard.
- Les données sur l’internat permettent alors de se projeter au-delà de cette première étape : entrer en médecine n’est pas l’aboutissement du parcours, mais le début d’une formation où les connaissances, les compétences cliniques et le projet professionnel continueront à se construire.
Conclusion
- Les affectations de 2026 confirment la forte attractivité de plusieurs spécialités comme la dermatologie, la chirurgie plastique ou l’ophtalmologie. Mais elles montrent également pourquoi il est devenu difficile de résumer le choix de l’internat à un simple « classement EDN ». Les étudiants possèdent des positionnements par groupes de spécialités, leurs résultats reposent sur plusieurs composantes et leurs vœux associent une discipline à un territoire.
- Pour un lycéen ou un étudiant en première année à Saint-Étienne, ces résultats doivent donc rester ce qu’ils sont : une photographie des choix d’une promotion à un moment donné. La première année ouvre la porte des études médicales ; elle ne décide pas encore de la spécialité qui sera exercée plusieurs années plus tard.
- Entre les deux, le projet se construira progressivement, au fil des enseignements, des stages et de l’expérience clinique. Il n’est donc ni nécessaire ni réellement possible de choisir dès aujourd’hui le médecin que l’on sera dans six ou sept ans.
FAQ : spécialités médicales en 2026
Quelle est la spécialité médicale la plus demandée en 2026 ?
Il n’existe pas de classement officiel unique permettant de désigner une spécialité comme « la plus demandée ». Dans les rangs limites publiés après la campagne d’affectation 2026, la dermatologie fait partie des disciplines qui ferment le plus tôt, avec la chirurgie plastique et l’ophtalmologie. Ces données doivent toutefois être interprétées en tenant compte des groupes de spécialités et du nombre de postes disponibles.
Les EDN donnent-ils encore un classement national unique ?
Non, plus au sens des anciennes ECN. Chaque étudiant dispose de positionnements relatifs dans différents groupes de spécialités. Les connaissances évaluées aux EDN, les compétences évaluées aux ECOS et le parcours sont ensuite pris en compte dans la procédure d’appariement.
Peut-on étudier la médecine à Saint-Étienne puis faire son internat ailleurs ?
Oui. Les vœux d’internat associent une spécialité à une subdivision territoriale. Un étudiant ayant effectué son cursus à Saint-Étienne peut donc demander une autre subdivision au moment de l’internat, comme un étudiant venant d’une autre université peut demander Saint-Étienne.
Sources et fiabilité des informations
- Cet article s’appuie en priorité sur les textes réglementaires de Légifrance et sur les données officielles du ministère de la Santé pour le fonctionnement de l’appariement, le calendrier des épreuves et les volumes de postes ouverts. Les URL ci-dessous ont été vérifiées et mènent aux pages citées.
- Procédure nationale d’appariement pour l’accès au troisième cycle des études de médecine - Légifrance
- Calendrier des EDN d’octobre 2026 pour l’accès au troisième cycle 2027-2028 - Légifrance
- Répartition officielle des postes par spécialité et subdivision pour l’année universitaire 2026-2027 - Légifrance
- Répartition nationale des postes d’internat 2026 et spécialités prioritaires - Ministère de la Santé
- Pour l’attractivité des spécialités, deux sources secondaires ont été utilisées. RÉFOUA restitue les rangs limites 2026 en indiquant exploiter les données du CNG ; ces chiffres sont utilisés comme indicateurs récents et non comme classement officiel. L’analyse de L’Étudiant permet de compléter cette lecture avec une méthodologie multicritère appliquée aux affectations 2025.
- Rangs limites de la campagne d’affectation 2026 - RÉFOUA
- Analyse multicritère des spécialités médicales les plus demandées en 2025 - L’Étudiant
Documentation
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