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Bien démarrer son année de PASS ou de LSPS
à Saint-Étienne :
les habitudes à adopter dès la rentrée
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à Saint-Étienne :
les habitudes à adopter dès la rentrée
- Mis à jour le
- Publié par Raphaël
Accueil Blog Productivité Les habitudes pour réussir en PASS/LSPS
Les premières semaines d’une année de PASS ou de Licence Sciences pour la Santé ont un statut particulier. Le volume de cours reste encore raisonnable, les échéances paraissent lointaines, et il est tentant de se dire que le vrai travail commencera « quand les choses sérieuses arriveront ». C’est précisément l’inverse : ces semaines calmes sont le meilleur moment de l’année pour construire les habitudes qui porteront tout le reste.
- À Saint-Étienne, les deux voies d'accès aux études de santé se déroulent sur le campus Santé Innovations, à la faculté de médecine Jacques Lisfranc. Elles partagent une partie de leurs enseignements et, surtout, une même réalité : les épreuves arrivent vite, et la sélection récompense la régularité davantage que les coups d'accélérateur tardifs.
- Pourquoi parler d'habitudes plutôt que de volonté ? Parce que la recherche sur le comportement le montre de façon convergente : la motivation fluctue, alors qu'une habitude installée fonctionne même les jours sans envie. L'enjeu de septembre n'est pas de travailler énormément, mais de rendre le travail automatique.
- Cet article propose un tour d'horizon des habitudes qui méritent d'être installées dès maintenant, et de la manière de s'y prendre pour qu'elles tiennent.
Sommaire
PASS et LSPS à Saint-Étienne : un cadre commun qui récompense la régularité
À l’Université Jean Monnet, le PASS associe une majeure santé à une mineure choisie hors santé, tandis que la Licence Sciences pour la Santé est une licence avec accès santé entièrement pensée pour ce domaine : environ deux tiers de son volume relèvent de la majeure santé, avec des enseignements de santé identiques à ceux du PASS, complétés par des enseignements disciplinaires propres. Dans les deux cas, 60 crédits sont à valider sur l’année, et l’admission en deuxième année des filières de santé se joue sur un nombre de places limité.
- Il est important de noter que le règlement national offre deux chances de candidater aux filières MMOP-K (Médecine, Maïeutique, Odontologie, Pharmacie et Kinésithérapie), au cours du parcours de licence.
- Cette règle a une conséquence directe sur la stratégie : la première année n'est pas un quitte ou double absolu, mais elle reste la meilleure des deux chances, celle où le programme est entièrement conçu pour l'accès santé.
- Dès le premier semestre, les étudiants des deux voies retrouvent des matières exigeantes : biochimie et biologie moléculaire, biologie cellulaire et histologie, biophysique, biostatistiques. Ces matières ont un point commun : elles s'accumulent. Un chapitre non travaillé ne disparaît pas, il s'ajoute aux suivants.
- C'est cette logique d'accumulation qui rend les habitudes si importantes. Pour comprendre en détail le fonctionnement de chaque voie et choisir sa stratégie, les guides consacrés au PASS à Saint-Étienne et à la LSPS détaillent l'organisation locale de chacune.
Installer une routine de travail dès la première semaine
Une habitude s'installe par répétition dans un contexte stable
Une étude souvent citée, menée par une équipe de l’University College de Londres, a suivi des volontaires qui tentaient d’installer un nouveau comportement quotidien.
- Résultat : l'automatisation a demandé en moyenne 66 jours, avec d'énormes variations individuelles, de 18 à plus de 250 jours. Le chiffre exact importe moins que la leçon : une habitude ne s'installe ni en trois jours ni par décision, mais par répétition régulière dans un contexte stable.
- Appliqué à la rentrée, cela signifie une chose simple : les routines commencées en septembre seront devenues automatiques au moment où la charge augmente vraiment. Celles qu'on remet à octobre devront s'installer en pleine surcharge, ce qui est beaucoup plus difficile.
Ancrer chaque habitude à un moment fixe
La manière la plus fiable d’installer une routine est de l’accrocher à un repère déjà existant : reprendre les cours du jour systématiquement après le repas du soir, faire ses QCM d’entraînement en fin d’après-midi, revoir les chapitres de la semaine le samedi matin. Le repère déclenche le comportement, sans négociation intérieure quotidienne.
- Mieux vaut commencer petit et tenir, que viser grand et abandonner. Une séance de reprise de cours d'une heure, tenue chaque jour dès la première semaine, construit davantage qu'un programme héroïque abandonné au bout de dix jours.
- Le contenu de cette reprise quotidienne mérite d'être précisé : il ne s'agit pas de relire passivement, mais de retraverser les cours du jour en se posant des questions : qu'est-ce que je saurais restituer sans le support ? qu'est-ce qui reste flou ? Les points flous identifiés le jour même se résolvent en quelques minutes alors que accumulés sur trois semaines, ils deviennent un chantier.
Planifier à l'avance : décider quand, où et comment
Il existe un écart bien documenté entre avoir l’intention de travailler et travailler effectivement. La psychologie a identifié un outil simple pour réduire cet écart : les intentions de mise en œuvre. Plutôt que de se dire « je réviserai la biophysique cette semaine », il s’agit de décider à l’avance le moment, le lieu et la tâche : « mardi, après le dernier cours, à la bibliothèque, je refais les exercices du chapitre 2 ».
- Une méta-analyse portant sur 94 études et plus de 8 000 participants a mesuré l'effet de cette technique sur l'atteinte des objectifs : il est substantiel, précisément parce que la décision est prise avant le moment critique, quand elle ne coûte encore rien. Le dimanche soir, dix minutes suffisent pour poser le squelette de la semaine : les créneaux de reprise de cours, les séances d'entraînement, le créneau de la mineure ou des enseignements disciplinaires, et les temps de pause.
- Ce planning doit rester réaliste. Un emploi du temps qui suppose quatorze heures de concentration quotidienne ne sera pas tenu, et son échec répété use la confiance. Un planning tenu à 90 % construit, semaine après semaine, à la fois des connaissances et la preuve qu'on est capable de s'y tenir.
Le sommeil régulier, premier outil de mémorisation
Dans l’imaginaire des années de concours, réussir implique de sacrifier son sommeil. Les données disponibles suggèrent plutôt l’inverse. Une étude menée auprès d’étudiants équipés de bracelets de mesure pendant un semestre a observé que la qualité, la durée et la régularité du sommeil étaient associées à de meilleurs résultats académiques. Fait notable : la régularité (se coucher et se lever à des horaires stables) comptait, pas seulement la durée.
- Ce résultat est cohérent avec ce que l'on sait du rôle du sommeil dans la consolidation de la mémoire : une partie du travail d'apprentissage se poursuit pendant la nuit. Rogner ses nuits pour gagner des heures de révision revient à remplir un réservoir dont on a agrandi la fuite.
- Concrètement, l'habitude à installer dès septembre est un horaire de coucher à peu près fixe, compatible avec les cours du matin, et défendu contre les grignotages d'écran. Comme les autres routines, elle se construit maintenant, pendant que la pression reste modérée et pas en novembre quand chaque heure semblera trop précieuse pour dormir.
S'appuyer tôt sur les ressources locales
À Saint-Étienne, le tutorat santé AT2S accompagne gratuitement les étudiants de PASS, de LAS et de première année de Licence Sciences pour la Santé. Soutenu par la faculté, il propose notamment une pré-rentrée, des entraînements hebdomadaires en conditions réelles, des supports de cours, du parrainage et une préparation aux oraux du second groupe.
- Dans ce contexte, le campus lui-même fait partie des ressources : bibliothèque, salles de travail et vie associative se trouvent sur place, à Saint-Priest-en-Jarez. Repérer dès les premiers jours les lieux où l'on travaille bien, et ceux où l'on ne travaille pas, fait gagner des semaines de tâtonnement.
- S'inscrire tôt à ces dispositifs présente un avantage qui dépasse leur contenu : les entraînements hebdomadaires imposent un rythme extérieur, qui soutient les routines personnelles. Une échéance chaque semaine transforme « réviser régulièrement » en obligation concrète.
- Certains étudiants souhaitent un accompagnement plus individualisé, notamment sur la méthode. Des structures comme BIOMEDAL Saint-Étienne peuvent alors compléter le dispositif, avec un suivi régulier et des entraînements supplémentaires. Quelle que soit la combinaison choisie, le principe reste le même : les ressources utilisées régulièrement dès septembre rapportent bien davantage que celles découvertes en urgence à l'approche des épreuves.
Conclusion
- Bien démarrer une année de PASS ou de LSPS à Saint-Étienne ne consiste pas à impressionner septembre par des journées de douze heures. Il s'agit de mettre en place, pendant que la charge reste modérée, les automatismes qui fonctionneront sans effort quand elle augmentera : des créneaux de travail ancrés à des repères fixes, une planification décidée à l'avance, un sommeil régulier et des rendez-vous d'entraînement hebdomadaires.
- Ces habitudes ont une propriété précieuse : elles se renforcent mutuellement. Le planning protège le sommeil, le sommeil rend les séances efficaces, les séances efficaces donnent des résultats qui entretiennent la motivation.
- La sélection en fin d'année se jouera sur des écarts parfois minces. Les étudiants qui abordent les épreuves avec des routines installées depuis des mois ne sont pas plus talentueux que les autres : ils ont simplement commencé plus tôt à rendre leur travail automatique.
FAQ : bien démarrer à Saint-Étienne
Combien d'heures de travail personnel par jour en début d'année ?
Il n’existe pas de chiffre magique, et l’obsession du volume horaire est souvent contre-productive. En début d’année, l’objectif prioritaire est la régularité : une reprise quotidienne des cours du jour, complétée par des séances d’entraînement, installe le rythme. Le volume augmentera naturellement avec la charge, sur des fondations déjà stables.
Peut-on conserver un loisir ou une activité sportive ?
Non seulement on peut, mais c’est généralement souhaitable. Un créneau fixe de sport ou de détente par semaine structure l’emploi du temps, protège le sommeil et offre une soupape qui rend le reste tenable. Le loisir devient un problème quand il est subi et dispersé, pas quand il est choisi et délimité.
Que faire si les routines craquent dès octobre ?
D’abord, ne pas en tirer de conclusion sur sa capacité à réussir : les recherches sur les habitudes montrent que des écarts ponctuels ne détruisent pas le processus d’automatisation. Ensuite, réduire la voilure plutôt qu’abandonner : une routine ramenée à une version plus courte, mais maintenue, se regonfle plus facilement qu’une routine interrompue.
Sources et fiabilité des informations
- Les informations sur les voies d'accès aux études de santé à Saint-Étienne (PASS, LAS et Licence Sciences pour la Santé) proviennent des pages officielles de l'Université Jean Monnet ; l'organisation détaillée de la première année de LSPS provient du Tutorat Santé AT2S. Les recommandations sur les habitudes, la planification et le sommeil s'appuient sur les travaux de recherche cités ci-dessous.
- Université Jean Monnet - L'accès aux études de santé
- Tutorat Santé AT2S - Réussir sa L1SPS à Saint-Étienne
- Tutorat Santé AT2S - Réussir son PASS
- Lally et al. - How are habits formed: Modelling habit formation in the real world (2010)
- Gollwitzer et Sheeran - Implementation Intentions and Goal Achievement: A Meta-Analysis of Effects and Processes (2006)
- Okano et al. - Sleep quality, duration, and consistency are associated with better academic performance in college students (2019)
Documentation
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