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De la LSPS à la Licence Portail Santé :
ce qui va changer à
Saint-Étienne en 2027
De la LSPS à la Licence Portail Santé :
ce qui va changer à
Saint-Étienne en 2027
- Mis à jour le
- Publié par Raphaël
Accueil Blog Études de Santé De la LSPS à la Licence Orientée Santé
À Saint-Étienne, la réforme annoncée pour la rentrée 2027 pourrait sembler moins spectaculaire qu’ailleurs. L’Université Jean Monnet (UJM) propose en effet déjà une Licence Sciences pour la Santé, ou LSPS, construite comme un véritable cursus universitaire et permettant de candidater aux filières de santé.
- Cette proximité ne signifie pourtant pas que le futur dispositif existe déjà localement. La LSPS stéphanoise cohabite aujourd’hui avec le PASS et plusieurs autres licences avec accès santé. La réforme nationale doit précisément mettre fin à cette juxtaposition pour instaurer une première année harmonisée, souvent appelée « Licence Portail Santé ».
- Pour les futurs étudiants, l’enjeu est donc de comprendre ce que l’UJM pourra conserver de son organisation actuelle et ce qui changera réellement dans l’accès aux études de médecine, de maïeutique, d’odontologie, de pharmacie et de kinésithérapie.
Sommaire
Pourquoi Saint-Étienne constitue un cas particulier
Dans de nombreuses universités, la réforme de 2027 est présentée comme le passage du système PASS-LAS à une nouvelle licence. À Saint-Étienne, une formation portant déjà le nom de Licence Sciences pour la Santé existe à l’Université Jean Monnet.
- Cette LSPS associe sciences fondamentales et enseignements liés à la santé. Organisée sur trois ans, elle propose une spécialisation progressive vers l’ingénierie ou la prévention en santé. Elle permet de candidater aux filières MMOPK, mais aussi de poursuivre vers différents masters.
- Il serait toutefois inexact d’affirmer que l’UJM applique déjà le futur modèle national. La LSPS actuelle reste l’une des licences avec accès santé proposées localement. Elle ne remplace ni le PASS ni les autres LAS. Saint-Étienne possède donc une formation qui préfigure certains principes de la réforme, sans disposer encore de l’organisation unifiée annoncée pour 2027.
Comment fonctionne actuellement l’accès aux études de santé à Saint-Étienne
Aujourd’hui, l’Université Jean Monnet présente deux grandes voies d’accès aux filières de santé : le PASS et les LAS. Le PASS consacre la majeure partie de son programme aux sciences de la santé, complétées par une option dans une autre discipline. Les LAS reposent au contraire sur une licence principale, à laquelle s’ajoutent des enseignements de santé.
- L’UJM propose notamment des LAS en droit, chimie, informatique, mathématiques, physique, sciences de la Terre, sciences de la vie, STAPS ou sciences de l’éducation. La Licence Sciences pour la Santé figure elle-même dans cette liste.
- Pour distinguer précisément ces parcours avant leur disparition annoncée, le guide PASS, LSPS ou LAS : quelle voie choisir pour réussir médecine à Saint-Étienne ? permet de comparer leur logique et les profils auxquels ils correspondent.
- La LSPS se démarque néanmoins des autres LAS. Ses étudiants suivent directement un cursus centré sur les sciences appliquées à la santé, sans cours supplémentaires pour disposer de l’accès santé. La formation associe des bases scientifiques et médicales à des enseignements d’ingénierie, de prévention et de santé publique.
- Surtout, la LSPS ne constitue pas seulement une année de sélection. L’étudiant peut poursuivre en L2 puis en L3, effectuer un stage obligatoire et préparer ensuite une entrée en master. Même sans admission immédiate en MMOPK, son parcours conserve donc une cohérence universitaire.
Ce que prévoit la réforme nationale des études de santé pour 2027
À l’issue de la concertation nationale lancée en 2025, le Gouvernement a annoncé le remplacement du système PASS-LAS par une première année de licence orientée santé et harmonisée à l’échelle nationale. Son entrée en vigueur est prévue pour la rentrée universitaire 2027. L’expression « Licence Portail Santé » est couramment utilisée, mais elle ne constitue pas encore l’intitulé réglementaire définitif présenté par le ministère.
- Le modèle annoncé repose sur trois blocs :
- Le bloc santé, doté de 24 à 30 ECTS, doit réunir les connaissances scientifiques communes aux cinq filières MMOPK.
- Le bloc disciplinaire, également doté de 24 à 30 ECTS, correspondra à une véritable mention de licence contributive, par exemple en biologie, en droit ou en sciences humaines.
- Un bloc transversal de 6 à 12 ECTS portera notamment sur la communication, l’éthique et les sciences humaines et sociales.
- Cette architecture doit dépasser l’opposition entre un PASS très majoritairement consacré à la santé et une LAS centrée sur une autre discipline. Le choix disciplinaire ne sera plus une simple option facilitant la réorientation : il deviendra l’un des piliers de la première année.
- Les principes annoncés prévoient une première candidature aux filières de santé à la fin de la L1, puis une seconde à la fin de la L2. Les blocs santé et disciplinaire devront être validés séparément avec au moins 10 sur 20. Le classement prendra en compte le parcours académique, des oraux pourront être organisés et un redoublement de la première année serait autorisé une fois.
Ce que l’Université Jean Monnet pourra probablement conserver
La première continuité tient à la culture de la licence déjà présente à Saint-Étienne. La LSPS donne accès à une progression en L2 et en L3, à une spécialisation et à des poursuites d’études identifiées. Cette logique correspond à l’objectif de la réforme : permettre à l’étudiant d’avancer dans un cursus valorisable, même lorsqu’il n’est pas admis immédiatement en deuxième année de santé.
- L’UJM dispose également d’une expérience dans l’association de plusieurs catégories d’enseignements. La LSPS combine déjà des bases scientifiques, des contenus médicaux, des compétences transversales et des matières appliquées à la prévention ou à l’ingénierie. Cette organisation n’est pas identique aux trois futurs blocs, notamment dans la répartition des ECTS, mais elle constitue une base pédagogique utile.
- Saint-Étienne pourrait donc aborder la réforme avec une certaine avance. Il ne s’agira pas de créer de toutes pièces l’idée d’un accès aux études de santé intégré à une licence, mais de l’étendre et de l’harmoniser à l’ensemble des étudiants de première année.
Ce qui changera réellement pour les étudiants stéphanois
La principale rupture sera la disparition annoncée de la coexistence entre PASS et LAS. Aujourd’hui, un lycéen choisit entre un parcours très orienté santé et une licence disciplinaire comprenant un accès santé. À partir de 2027, le principe est celui d’une première année commune associant un bloc santé important à un bloc disciplinaire de poids comparable.
- Cette évolution modifiera la stratégie Parcoursup. Le choix ne devrait plus être formulé comme « PASS ou LAS ? », mais comme le choix d’une discipline au sein d’un portail commun. Le dossier ministériel prévoit un vœu principal accompagné d’un sous-vœu disciplinaire.
- Cette discipline ne devra pas être choisie uniquement en fonction d’un calcul supposé sur les chances d’admission. Elle déterminera vraisemblablement la poursuite en L2 lorsque l’étudiant n’est pas admis en MMOPK. Il faudra donc choisir un domaine dans lequel il peut réussir et envisager une véritable continuation d’études.
- L’autre grande inconnue concerne l’avenir de la LSPS actuelle. Elle pourrait fournir l’un des blocs disciplinaires du nouveau portail, accueillir certains étudiants en deuxième année, conserver une version sans accès santé ou être profondément remaniée. Aucune maquette officielle publiée par l’Université Jean Monnet ne permet encore de trancher.
- Le redoublement constituerait également un changement notable. Le PASS actuel ne peut pas être redoublé à l’UJM, alors que la réforme prévoit d’autoriser une fois le redoublement de la nouvelle première année. Les conditions précises de cette possibilité devront cependant être fixées par les futurs textes.
Comment préparer son orientation avant la rentrée 2027
Les étudiants qui entreront à l’UJM avant l’application de la réforme restent concernés par les règles actuellement publiées. Ils doivent donc continuer à raisonner à partir du PASS, de la LSPS et des autres LAS, sans supposer que leur parcours sera rétroactivement transformé.
- Pour les lycéens visant la rentrée 2027, l’incertitude ne doit pas conduire à attendre la publication de chaque coefficient. Les exigences fondamentales resteront proches : maîtriser les matières scientifiques, comprendre rapidement des notions nouvelles, mémoriser un volume important de cours et organiser son travail avec régularité.
- La réflexion sur la discipline choisie prendra cependant davantage d’importance. Il faudra examiner ses résultats, ses centres d’intérêt et les débouchés possibles en dehors de MMOPK. Une discipline pertinente est celle dans laquelle l’étudiant peut progresser et se projeter, pas seulement celle qui paraît momentanément avantageuse.
- Dans ce contexte, certaines structures comme BIOMEDAL peuvent aider les lycéens à découvrir les exigences universitaires et à construire une méthode de travail. L’objectif n’est pas de deviner une maquette encore inconnue, mais d’acquérir des bases qui resteront utiles dans le futur dispositif.
Les décisions locales encore attendues à Saint-Étienne
Le cadre national permet désormais de comprendre la direction de la réforme, mais plusieurs éléments décisifs dépendront des choix de l’Université Jean Monnet.
- L’UJM devra publier la liste des blocs disciplinaires, leur articulation avec les licences existantes, la répartition des enseignements et la place réservée à l’actuelle LSPS. Les modalités de classement, l’organisation éventuelle des oraux et les règles de poursuite en L2 devront aussi être précisées.
- L’organisation territoriale restera également à surveiller. L’accès aux cinq filières MMOPK est annoncé dans le dispositif national, mais toutes les formations ne sont pas nécessairement dispensées intégralement à Saint-Étienne. Les coopérations avec Lyon et la place de l’IFMK stéphanois devront être confirmées dans les futurs documents locaux.
Conclusion
- À Saint-Étienne, le passage à la future Licence Portail Santé devrait être moins dépaysant que dans certaines universités. Avec sa LSPS en trois ans, l’Université Jean Monnet applique déjà plusieurs principes que la réforme souhaite généraliser : un cursus progressif, une articulation entre santé et autres compétences, ainsi qu’une poursuite d’études possible en dehors des filières MMOPK.
- La réforme ne se résumera cependant pas à rebaptiser la LSPS. Elle doit supprimer la coexistence entre PASS et LAS, renforcer le poids de la discipline choisie et réorganiser l’ensemble de la première année.
- Pour les futurs étudiants, la meilleure stratégie reste de se concentrer sur ce qui ne changera pas : un socle scientifique exigeant, une méthode de travail solide et un choix d’orientation cohérent. Les détails locaux devront être suivis avec attention, mais l’anticipation utile commence bien avant la publication des derniers coefficients.
FAQ sur la réforme 2027 à Saint-Étienne
Saint-Étienne applique-t-elle déjà la future Licence Portail Santé ?
Non. L’UJM propose déjà une Licence Sciences pour la Santé, mais celle-ci reste actuellement une LAS parmi plusieurs voies. Elle coexiste avec le PASS et les autres licences avec accès santé.
La LSPS actuelle deviendra-t-elle automatiquement la Licence Portail Santé ?
Aucune annonce officielle ne permet de l’affirmer. La LSPS devrait logiquement jouer un rôle dans la future organisation, mais elle pourrait être transformée, repositionnée ou intégrée à un bloc disciplinaire.
Les étudiants inscrits avant septembre 2027 seront-ils concernés ?
Ils restent soumis au cadre applicable lors de leur entrée à l’université, sous réserve d’éventuelles mesures transitoires. Un étudiant entrant en 2026 doit donc se référer aux règles du PASS et des LAS publiées par l’UJM.
La réforme rendra-t-elle l’accès aux études de santé plus facile ?
Elle cherche avant tout à rendre le parcours plus lisible et plus homogène. Elle ne supprime ni la sélection ni les capacités d’accueil. D’excellents résultats resteront nécessaires pour intégrer une filière MMOPK.
Sources et fiabilité des informations
- Cet article s’appuie en priorité sur des sources gouvernementales et universitaires consultées dans leur version disponible au 24 juillet 2026. Les principes nationaux de la réforme sont désormais annoncés, mais certaines modalités réglementaires et locales restent en cours de préparation.
- Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Présentation de la réforme de la première année
- Dossier de presse interministériel du 17 avril 2026 - Architecture de la future licence, candidatures et calendrier
- Université Jean Monnet - Présentation générale de l’accès aux études de santé
- Université Jean Monnet - Licence Sciences pour la Santé
- Faculté de Santé de Saint-Étienne - Licences avec accès santé
- Faculté de Santé de Saint-Étienne - Règlements des études et documents réglementaires
- Faculté de Santé de Saint-Étienne - Capacités d’accueil en santé
- Cour des comptes - L’accès aux études de santé, quatre ans après la réforme
Documentation
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